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Phare de Kéréon |

menu des Phares
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titre
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Phare de Kéréon (Etablissement de signalisation maritime n° 627/000)
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localisation
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Bretagne;29;Ile-Molène
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48° 26',300N - 05° 01',459W |
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aire d'étude
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Subdivision de Brest
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lieu-dit
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Ouessant (au sud-est de l'île d')
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dénomination
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phare
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époque de construction
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1er quart 20e siècle
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année
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1906 ; 1916
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auteur(s)
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Crouton (ingénieur) ; Le Corvaisier (ingénieur)
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historique
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Le chantier de la Jument débutait à peine que la Commission des
Phares autorisait le 17 juin 1907 l'établissement d'une tourelle en
béton sur l'écueil de Men-Tensel au Sud-Est de l'île d'Ouessant; à
proximité de l'île Bannec, selon les termes d'un projet de 1903. La
roche avait déjà été reconnue et en partie relevée durant l'été 1906
par le sous-ingénieu rle Corvaisier qui dirigea par la suite les études
sur place et les travaux jusqu'en 1909 remplacé alors par le conducteur
Crouton. Il disposait d'un bateau de travail à vapeur mouillé dans le
port d'Argenton en Landunvez et au cours des 43 accostages de l'été
1907 l'équipe effectua les tâches préparatoires et réussit même à
monter 60 mètres-cubes de maçonnerie de fondation. En 1908 on parvint à
exécuter 140 mètres-cubes supplémentaires si bien que la plate-forme de
fondation était presque achevée; la D.M. du 17 décembre 1908 autorisait
dans ces conditions l'établissement d'un feu automatique sur cette
base. Cependant, encore une fois, des circonstances extérieures
entraînèrent de profondes modifications du projet initial en grande
partie achevé; le 2 janvier 1910 madame Jules le Baudry écrivait au
MInistre des Travaux Publics en ces termes : "ayant appris que le
Ministère des Travaux Publics était sur le point de commencer
l'exécution d'un phare sur la roche de Men-Tensel située à l'Ouest de
l'îlot de Loedoc, passage du Fromveur, et désirant honorer la mémoire
de mon grand'oncle, Charles Marie le Dall de Kéréon, par une
contribution à l'érection d'un édifice de cette nature, j'ai l'honneur
de vous proposer d'y concourir pour une somme totale de cinq cent
quatre-vint-cinq mille francs... Le phare portera après son achèvement
le nom de phare de Kéréon" . La donation fut acceptée et confirmée par
la DM du 31 janvier 1910 qui portait de ce fait le total des dépenses
autorisées à 750 000 francs. Le chantier se poursuivit mais il n'était
plus question d'une simple tourelle car les fonds permettaient
dorénavant d'envisager une tour habitée sur les fondations déjà
construites et l'emploi de pierres de taille pour la construction du
fût. Pour ne pas rééditer les erreurs de la Jument les ingénieurs
conçurent un soubassement et une tour beaucoup plus volumineux puisque
l'ensemble des maçonneries dans le premier cas atteignait 1720
mètres-cubes tandis qu'il approchait les 3000 mètres-cubes à
Men-Tensel. L'importance de l'établissement et la nécessité d'abriter
de tout risque susceptible d'être prévu le personnel et le matériel
obligeaient à augmenter notablement les marges de sécurité qui restent
encore aujourd'hui les plus hautes jamais atteintes pour un phare en
mer, et ce dans le monde entier. La Grande Guerre ralentit les travaux
et le conducteur se plaignait en 1915 du manque de maçons qui formaient
"une équipe de 12 ouvriers durant la campagne de 1914 mais après la
mobilisation générale on en retrouvait 7 appelés dont 6 incorporés dans
des unités combattantes" . Il fallait trouver des hommes disponibles,
il fallait aussi trouver des matériaux de plus en plus rares notamment
le ciment qui parvenait difficilement du port de Boulogne. Une D.M. du
9 août 1915 accordait une augmentation de crédit de150 000 francs en
raison de l'augmentation des prix, confirmée par une seconde décision
en date du 13 décembre 1916 qui portait le montant total des dépenses à
975 000 francs ce qui faisait de lui le phare français le plus cher
mais aussi le plus imposant bien que sa silhouette n'apparaisse pas
comme telle sur l'eau. Le feu fut toutefois allumé le 25 octobre 1916
au sommet du dernier "phare -monument" construit en France,
particulièrement réussi dans tous les domaines tant techniques
qu'architecturaux et dont l'intérieur, véritablement somptueux, ne fut
jamais égalé : lambris de chêne de Hongrie, parquets de chêne décorés
de marqueteries d'ébène et d'acajou, mosaïques des parois de
l'escaliers, lits-clos ouvragés.
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description
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- Description architecturale :
Hauteur au dessus de la mer : 40,90 m.
Taille générale : 47,25 m.
Hauteur focale : 40,95 m.
Description
: Tour cylindrique en maçonnerie de pierre de taille apparente sur un
soubassement ovoïde en maçonnerie de pierre de taille apparente. Fût
terminé par une console assemblée par des plates-bandes supportant une
balustrade à dés.
- Description technique :
1ère optique : 25
octobre 1916 : feu fixe d' horizon à occultation toutes les 5 secondes
à secteurs blanc et rouge. Optique de 0,92 m. de focale.
Autres optiques : 1933 : feu à occultations (2+1) toutes les 24 secondes, secteur blanc et rouge.Optique de 0,92 m. de focale.
Cuve à mercure : 1916.
Combustibles :
Vapeur pétrole : 1916.
Electrification : 1973 (par aérogénérateur)
Automatisation : 1973.
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Etat actuel : Lanterne Ø 4 m à décorations florales. Modifiée lors de
l' installation de l' aérogénérateur en 1735. BBT de 1916.
Optique d' horizon à 360° de 0,92 m de focale (la plus grande de France) BBT. Changeur de lampe SIDEN.
Lampe halogène de 180w. Feu blanc et rouge à 3 occultations. Portée 17 milles.
Aide sonore Vibrateur ELAC-ELAU 2200. : 2+1 sons toutes les 120 secondes.
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étages
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étage de soubassement
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propriété de l'Etat
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date protection MH
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édifice non protégé MH
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type d'étude
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inventaire des phares
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date d'enquête
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2001
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rédacteur(s)
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Dreyer Francis ; Fichou Jean-Christophe
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N° notice
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IA29000454
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(c) Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises, 2001 ; (c) Ministère de la culture, Inventaire général, 2001
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crédits photo
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Dreyer, Francis - © Francis Dreyer ; © Ministère de l'équipement,
Bureau des phares et balises, 2004 ; © Ministère de la culture, 2004
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Dossier consultable
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service régional de l'inventaire Bretagne
Hôtel de Blossac - 6, Rue du Chapitre 35044 RENNES Cedex - 02.99.29.67.67
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base de données Mérimée
ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine. |
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