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Phare de la Jument |

menu des Phares
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titre
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Phare de la Jument (Etablissement de signalisation maritime n° 625/000)
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localisation
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Bretagne;29;Ouessant
/ 48°25',392N 05° 07',949W |
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aire d'étude
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Subdivision de Brest
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lieu-dit
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Ouessant (abord sud-ouest de l'île d')
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dénomination
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phare
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époque de construction
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1er quart 20e siècle
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année
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1904 ; 1911 ; 1924
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auteur(s)
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Ribière (ingénieur)
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historique
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En réponse à la circulaire du 24 septembre 1853 qui décidait d'un
vaste programme de balisage de jour pour l'ensemble des côtes de
France, les ingénieurs des services maritimes furent invités à dresser
des inventaires pour définir les lieux les plus exposés de leur
arrondissement [...]. L'île d'Ouessant présentait à cette époque comme
seule et unique marque le phare du Stiff et [...]on préconisait aussi
de signaler la roche Ar-Gazec, la Jument en breton [...]. La situation
n'évolua guère par la suite car les lieux trop inhospitaliers ne
pouvaient porter d'édifice en maçonnerie traditionnelle [...]. Le
rapport de la Marine Nationale [...], concernant le nombre de naufrages
et les pertes en vies humaines éprouvés dans ces parages, aboutissait
au chiffre de 31 navires perdus entre 1888 et 1904. Le nombre de
navires croisant au large de l'île d'Ouessant était alors estimé à plus
de 20 000 par an et pour éviter à l'avenir des sinistres [...] la
Commission des Phares élabora un programme complémentaire des abords
d'Ouessant qui consistait à établir [...]des ouvrages en béton armé
capables de supporter des feux automatiques dans une des mers les plus
dangereuses de notre littoral. La DM du 20 février 1904 approuvait cet
ambitieux projet et ordonnait la construction immédiate sur la Jument
d'Ouessant d'une tourelle "en béton de ciment, dont le diamètre à la
base atteindra 7 mètres au moins [...]" . On projetait alors le début
des travaux [...]et l'on s'organisait en conséquence quand un événement
inattendu vint bouleverser ce bel ordonnancement. Un membre de la
Société de Géographie de Paris, Eugène Potron, décédait le 27 mars 1904
en léguant par testament une forte somme à l'État selon les termes
suivants : "Je soussigné Charles, Eugène Potron [...], lègue la somme
de quatre cent mille francs, 400 000 francs, pour l'érection d'un
phare, [...]. Ce phare s'élèvera sur le roc dans un des parages
dangereux du littoral de l'Atlantique, comme ceux de l'île d'Ouessant.
[...] En cas de non acceptation ou de non exécution dans un délai de
six à sept ans depuis la date de mon décès, la totalité de cette somme
reviendrait à la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés [...]". Le
ministère des Travaux Publics accepta cette offre généreuse. Aussitôt
le Directeur des Phares et Balises s'adressait à l'ingénieur en chef
Willotte pour précipiter les repérages [...]. Après diverses sorties
sur le terrain, l'ingénieur en chef Ribière [...]conclut que le
meilleur site pour construire cette tour était celui de la Jument
[...]. La première campagne commença dès la fin de l'été 1904 pour
préparer les fondations d'une tour de 36 mètres de hauteur [...]. La
première année on ne put accoster que 17 fois, pour 52 heures de
travail.[...]. Entre avril et octobre 1905, 59 sorties permirent de
travailler 206 heures sur la roche et d'établir environ 100
mètres-cubes de maçonnerie soit à peine 6% du total estimé à 1700
mètres-cubes. Après 1908 le délai imparti de sept ans se faisait de
plus en plus pesant et [...] l'exécuteur testamentaire, maître Meunié,
s'inquiétait lui aussi de l'achèvement prochain de la tour. Pour
prouver sa bonne volonté le Service des Phares invita le notaire en
août 1909 pour se rendre compte par lui-même de l'état d'avancement des
travaux. [...]
Une organisation rigoureuse, une équipe zélée, un
conducteur entreprenant, des moyens nautiques et mécaniques adaptés
permirent de tenir ce fameux délai imposé et le feu s'alluma pour la
première fois le 15 octobre 1911, mais ce fut au prix de la solidité de
l'ouvrage.[...] Les défauts de raideur apparurent rapidement [...]. La
cuve à mercure laissait échappait le dangereux métal, les vitres de la
lanterne se fendaient. Ces vibrations anormales provenaient à n'en pas
douter de la trop rapide exécution du phare qui avait conduit les
ingénieurs à réduire les dimensions du soubassement.[...]. L'ampleur
des travaux de consolidation effectués ne cessa de s'accroître; il se
prolongèrent jusqu 'en 1924. Cependant on s'interrogeait toujours sur
l'avenir du phare; le fût n'était-il pas en voie de cisaillement ? On
profita de la guerre sous-marine à outrance [...]et de l'extinction du
feu pour tenter de remédier aux défauts originels en cuirassant les
maçonneries fissurées par un revêtement de béton armé; en élargissant
le soubassement. Enfin en 1934 on se résolut à fixer le phare par 3
câbles intérieurs scellés dans la roche selon le procédé imaginé par
l'ingénieur des Ponts Coyne.
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description
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- Description architecturale :
Hauteur focale : 42,65 m.
Description
: Tour octogonale avec encorbellement à la partie supérieure en
maçonnerie de pierres apparentes sauf à la partie inférieure où la
maçonnerie est lisse sur un soubassement ovoïde en maçonnerie de
pierres apparentes.
Description technique :
1ère optique : 15 octobre 1911 : feu 3 éclats rouges toutes les 15 secondes. Optique de 0,70 m. de focale de 6 panneaux au 1/6.
Vapeur pétrole : 1911.
Electrification : 1990.
Automatisation : 1991.
- Etat actuel : Lanterne Ø 3,5 m. BBT de 1911. Optique tournante de 6 panneaux au 1/6 de 0,70 m. de focale.
Cuve à mercure.
Lampe Halogène 250w. Feu rouge à 3 éclats groupés 15 secondes. Portée 21 milles.
Aide sonore Vibrateur ELAC-ELAU 2200. : 3 sons toutes les 60 secondes.
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étages
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étage de soubassement
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propriété de l'Etat
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date protection MH
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édifice non protégé MH
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type d'étude
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inventaire des phares
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date d'enquête
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2001
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rédacteur(s)
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Dreyer Francis ; Fichou Jean-Christophe
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N° notice
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IA29000453
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(c) Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises, 2001 ; (c) Ministère de la culture, Inventaire général, 2001
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Dossier consultable
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service régional de l'inventaire Bretagne
Hôtel de Blossac - 6, Rue du Chapitre 35044 RENNES Cedex - 02.99.29.67.67
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base de données Mérimée
ministère de la Culture et de la Communication - direction de l'Architecture et du Patrimoine. |
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