Les bateaux
liaisons : Brest – Le Conquet – Molène – Ouessant
1880 : La Louise - courrier à vapeur
1917 : L'Île d'Ouessant - vapeur postal. Il coula en baie de Lampaul en 1924, sans faire de victimes.
1925 : L'Enez-Eussa I - Il sera en service jusqu'en 1961, avec une interruption due à la guerre.
1961 : L'Enez-Eussa II - Il prendra la relève jusqu'en 1991. Il est toujours à quai au port de commerce de Brest.
1977 : Le Fromveur - Il assure au départ le service entier, il complète maintenant le service d'été.
1991 : L'Enez-Eussa III - bateau mixte. Il peut transporter 314 passagers et 30 tonnes de marchandises.
L'ïle des Tempêtes
Ouessant et les épaves
Aujourd'hui encore, les abords d'Ouessant sont dangereux pour tout navire qui s'en approche.
Les naufrages peuvent être dus aux écueils situés tout autour de l'île, au brouillard surtout qui l'encercle plusieurs jours par an.
Malgré les techniques de balisage mises en place, il reste encore des marées noires, des bateaux en difficulté dans le rail d'Ouessant, des voiliers en perdition.
Avant l'arrivée des phares sur l'île, les naufrages étaient bien sûr encore plus nombreux.
Il semble qu'il y ait eu six à sept naufrages par an avant la construction des phares. D'où le proverbe « Qui voit Ouessant voit son sang ».
Les naufrages n'étaient pas dramatiques pour tout le monde.
Les Ouessantins considéraient les objets et matériaux rejetés comme une aubaine et ils les recueillaient, malgré le fait que ces épaves soient protégées par l'Etat depuis 1681.
Même le bois des navires est réutilisé pour faire des poutres ou des planches.
L'ensemble des matériaux échoués était appelé le pense et tout le monde en voulait une part, même le curé.
Les principaux naufrages
Le Drummond Castle – 16 juin 1896
Ce paquebot anglais sombra au large de Molène à 23h. Ne survécurent que deux matelots et un passager.
La reine Victoria remercia les Ouessantins pour leur rôle de sauveteurs en leur offrant le clocher qui leur permit de terminer leur église.
Le Vesper – 1903
L'épisode du naufrage de ce petit steamer anglais et le sauvetage de quatorze hommes d'équipage reste dans les annales,
puisqu'il valut à Rose Héré, habitante de l'île, le titre d' « héroïne de l'île d'Ouessant ».
Le Martin Gust – 1918
Ce voilier scandinave s'est échoué à marée montante sur la pointe de Pern après avoir démâté.
Les habitants furent ravis de découvrir à son bord une cargaison entière de rhum.
Le Mykonos – 1935
Ce cargo grec a coulé dans l'anse de Gwalgrac'h. A son bord, des béliers blancs qui contribuèrent à métisser la race oussantine des moutons noirs.
L'Olympic Bravery – 1976
Ce pétrolier de 278 000 tonnes s'est échoué sur la côte nord d'Ouessant. 1 100 tonnes de mazout se déversèrent sur le littoral de l'île.
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