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BOURG DE LAMPAUL
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depart des randonnées


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L'église fut construite entre 1860 et 1867 et dédiée à saint Pol Aurélien.
Le clocher a été offert par l'Angleterre comme témoignage de gratitude
pour l'aide accordée par les Ouessantins lors du naufrage du Drumond Castle en 1896


Office du Tourisme


Ti A Dreuz

TI A DREUZ (« Maison de travers »)

L'inclinaison des murs est due au sol instable, au creux du vallon de Prat Meur (« grande prairie »).
Les différentes pièces de la maison étant séparées par de simples cloisons de planches et de meubles peints,
suivant la tradition ouessantine, aucun obstacle ne s'est opposé à l'affaissement vers l'arrière des deux façades.
Premier hôtel de l'île à la fin du XIXe siècle, sous l'enseigne Hôtel des Voyageurs, il était tenu par Mélanie Stéphan.
Peintres et écrivains y séjournèrent :


Gustave Geffroy – 1897 – Voyage à Ouessant
Anatole Le Braz – 20 août 1895 – Le Journal des Débats – Veillées d'août
Théophile Caradec – 1905 – Autour des Îles bretonnes
Claude Anet – 1908 – La Revue de Paris

      « À l'hôtel Stéphan, le menu est invariablement composé de produits de la mer et de poisson, pas de poissons fins : surtout du congre, coupé en tranches épaisses et frites au beurre. La chair du mouton est délicieuse : elle a un arrière-goût de thym et de serpolet. Au dessert, invariablement, paraît un far doré, fait de fine fleur de froment, ou le pain de goémon gélatineux et tremblotant. Ce pain de varech n'a peut-être pas la célébrité de l'omelette de Madame Poulard aînée. Il a sa valeur pourtant. Comme Mélanie est bonne fille, elle en donne la recette à qui la désire. »

Théophile Caradec, 1905

Auteur des Îles Bretonnes 
 
 
 

      « C'est dans la rue du bourg, une vieille maison basse, à deux étages, aux fenêtres étroites. Elle s'est tassée sur elle-même, a glissé un peu sur le roc jusqu'à ce qu'elle ait trouvé une position confortable : la façade incline en arrière et, en outre, gondole. Aucune marche ne sépare l'allée de la rue ; les poules y passent, les chats, les chiens et, au besoin, les petits cochons qu'on engraisse. À gauche de l'allée, le café que l'on trouve dans presque chaque maison de Lampaul. Miniou y vient prendre un verre de Banyuls : les Ouessantins préfèrent l'eau de vie. À droite, la salle à manger ; le plafond et le parquet sont également vermoulus. Parfois, pendant le repas, une souris familière sort de dessous l'armoire et exécute quelques voltes et courbes gracieuses, parfois aussi, lorsqu'on marche dans la chambre située au-dessus de la salle, des morceaux de bois un peu pourris tombent sur la table. La table est sur chevalets, près des fenêtres pour profiter de la lumière. Sur la cheminée, une grande glace au cadre de bois sculpté royalement étonne par sa richesse dans cette petite salle pauvre. La glace porte l'inscription " la ville de Palerme " ; elle a été trouvée sur une épave. Tout luxe de l'île a été apporté par les naufragés... »

Claude Anet, 1908

La Revue de Paris

 



pharmacie du bourg avec les chambres d' hotes au 1er étage

 

 


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